En scrollant sur ma grille Instagram, je me suis rendue compte combien une couleur revenait de façon récurrente dans mon travail…
Bien sûr je n’ignorais pas que le rouge avait ma préférence mais je n’étais pas consciente d’ô combien cette teinte était présente dans mes créations. Je me suis donc posée la question suivante : dois-je en faire ma marque de fabrique, mon clin d’œil de créatrice ?
A titre personnel je dirais cent fois oui car le rouge attire immédiatement mon regard et me fait trouver tout objet plus beau, plus théâtral, plus intense.
A titre professionnel … je dois m’extraire de mes propres goûts. Le rouge n’est pas facile à intégrer à toutes les décos et n’a pas la faveur de tous. Jusqu’à aujourd’hui, j’ai fait le choix des abat-jours unis, plutôt aux couleurs neutres (exception faite avec le rouge, mea culpa) de façon à ce que l’objet détourné reste la star. En effet, il était hors de question qu’un tissu affreusement bariolé attire le regard au détriment de la cafetière, du transistor ou du vieil outil que je veux mettre en avant !
Alors que faire ?










L’envie de donner une identité-couleur à mes lampes est forte. Mais je crois qu’elles ont suffisamment de caractère et de singularité pour que je n’impose pas à mes client.e.s une touche de rouge systématique. Non seulement je renonce à l’idée de systématiser une couleur (que pourtant j’adore !) mais cette prise de conscience m’incite à me tourner vers d’autres nuances, oser d’autres couleurs et explorer de nouvelles possibilités, par petites touches : j’introduis peu à peu le plissé, les pois, les rayures ou d’autres imprimés, uniquement quand la sobriété de l’objet le permet ou si ses lignes s’y prêtent.
Rouge un jour, rouge pas toujours !
